• La conscience de Zeno (Italo SVEVO)

    1973  544p. 8,60 € (poche)

      Composé en 1923, La Conscience de Zeno est sans doute le premier grand roman inspiré par la psychanalyse. Mais il est bien plus que cela. Avec la confession de son héros - narrateur qui entreprend d'évoquer pour le médecin qui le soigne les faits marquants de son existence, il demeure l'un des livres fondateurs de la littérature européenne du xxe siècle. C'est Eugenio Montale, Benjamin Crémieux et Valery Larbaud qui révélèrent et imposèrent simultanément, en France et en Italie, pendant l'hiver 1925-1926, le nom d'Italo Svevo, l'écrivain triestin né en 1861, et qui allait mourir en 1928...

      "La psychanalyse ! Une illusion absurde, un truc bon à exciter quelques vieilles femmes hystériques." Face au diagnostic de son psychanalyste qui conclut sa cure, le jugement de Zeno sur la psychanalyse est imparable. Car après tout, aimer sa mère et vouloir tuer son père, voilà qui le place dans la lignée, noble et illustre, de Sophocle ! Aussi, soucieux d'entretenir la pureté de son passé et de préserver le souvenir des siens, adresse-t-il à son freudien de médecin une confession. À travers un long et fascinant monologue caractéristique de la prose svevienne, Zeno inspecte tour à tour sa volonté névrotique d'arrêter de fumer, sa relation avec son père, sa femme, sa maîtresse, son métier, son analyse.

    La Conscience de Zeno est le troisième roman d'Italo Svevo. Il fut reçu dans la même indifférence que

       -Une Vie et

      -Senilità,

      mais est considéré aujourd'hui comme un des livres fondateurs de la littérature du XXe siècle. La capacité d'introspection lucide et complaisante des héros d'Italo Svevo lui a valu la célèbre injonction d'Eugenio Montale : "Ce méconnu est un second Proust." --Laure Anciel 

    Quatrième de couverture

    «Pendant de longues années, autant que dura notre jeunesse, nous nous tînmes sur la plus grande réserve et ne fîmes jamais allusion au passé. L'autre jour, elle me demanda à brûle-pourpoint, et son visage encadré de cheveux gris se colorait d'une rougeur juvénile : - Pourquoi m'avez-vous quittée ?Pris de court, je n'eus pas le temps de fabriquer un mensonge. Aussi fus-je sincère : - Je ne sais plus... j'ignore tant de choses de ma propre vie.- Moi, je regrette, dit-elle. (Et déjà je m'inclinais à cette promesse de compliment.) Il me semble que vous devenez très drôle en vieillissant.»

     


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