• 2011     132 p.   19,25€

      

      Trafics de drogues et d’êtres humains, contrebandes, contrefaçons, fraudes financières, crimes
    écologiques, guérillas reconverties dans le narco-trafic, corruptions… Dans un monde instable,
    comment lutter efficacement contre les nouvelles criminalités organisées qui se jouent des
    frontières et profitent de la mondialisation pour se développer ? Comment prévenir et réprimer ces
    fléaux qui menacent la sécurité des Etats ?
    François Farcy et Jean-François Gayraud montrent pourquoi et comment le renseignement peut
    s’avérer utile pour, sinon déraciner, du moins combattre plus efficacement cette criminalité
    protéiforme et de plus en plus transnationale. Une nouvelle approche qui exige une remise en
    cause radicale des vieilles analyses stratégiques qui stérilisent l’action. Le renseignement criminel
    doit en effet s’appuyer sur une vision : l’anticipation, et sur une méthodologie qui articule les
    métiers de la recherche et de l’analyse au plan stratégique (art des rapports de force) et tactique
    (art des moyens).
    Une étude novatrice qui dresse un état des lieux inquiétant, mais aussi l’exploration de nouveaux
    remèdes.
     
    Docteur en droit, le commissaire François Gayraud est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la police
    et les mafias.
    François Farcy est Commissaire divisionnaire de la Police fédérale belge.  

     


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  • Nouveautés de GRAIN | 8 août 2012


    Qui nourrira la Chine ; l'agrobusiness ou les paysans chinois ? Les décisions de Beijing ont des répercussions mondiales

    La Chine est actuellement le plus grand marché alimentaire du monde. Ce que mangent les Chinois a des répercussions mondiales, parce que les pratiques de production de la nourriture et sa provenance ont un impact de plus en plus global. Quand la Chine commencé, vers la fin des années 1990, à importer du soja comme fourrage pour soutenir l'expansion de ses fermes industrielles, elle a déclenché dans l'agriculture l'un des changements les plus dramatiques que la Chine et l'Amérique latine aient jamais connu. Aujourd'hui Beijing s'engage sur la même voie avec le maïs, l'autre grande source de fourrage du pays, et les multinationales et les entreprises chinoises se précipitent pour développer et contrôler les centres d'approvisionnement de ce marché potentiellement gigantesque. Les retombées se font déjà sentir dans le monde entier : exode rural en Chine, accaparement des terres en Afrique, inflation alimentaire à Shanghai découlant de la sécheresse aux Etats-Unis. La Chine peut et doit changer de route en soutenant un système d'élevage à petite échelle qui s'appuie sur les ressources locales, plutôt que la production industrielle de viande.

    Pour lire ce nouveau numéro d'A contre-courant en français, cliquez ici : http://www.grain.org/e/4549

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  • Une étude scientifique menée par l’Université d’Aston, en Angleterre, et soutenue par les ONG Générations Futures et Antidote Europe, parue dans le journal scientifique à comité de lecture PLoS One démontre les effets néfastes de mélanges de certains pesticides couramment utilisés.

     

    Pourquoi cette étude : L’évaluation des risques pour la santé de mélanges de substances chimiques a été éludée jusqu’ici faute d’une méthode appropriée. Or chacun d’entre nous, quel que soit son âge, est exposé journellement à des dizaines de substances chimiques de synthèse dont on ignore les toxicités en mélange . Générations Futures et Antidote Europe se sont donc associés pour s’attaquer à ce problème urgent. Les deux associations ont demandé à une équipe universitaire réputée de tester les activités de mélanges de trois fongicides fréquents (pyrimethanil, cyprodinil et fludioxonil) sur des cellules gliales et neuronales représentatives du système nerveux central humain. Les résultats de ces travaux scientifiques viennent d’être publiés sous le titre : A preliminary investigation into the impact of a pesticide combination on human neuronal and glial cell lines in vitro, M.D. Coleman & al., PLoS ONE* (2012)
    http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0042768.
    Résultats : En combinaison, ces fongicides exercent sur les cellules gliales d’énormes stress oxydants les obligeant à stimuler considérablement l’expression de peroxydases (très peu stimulés par les fongicides seuls) et surtout d’enzymes de neutralisation des radicaux oxygène (effet comparable à celui du cyprodinil).
    Sous l’effet du mélange, mais pas des fongicides seuls (sauf le cyprodinil), ces cellules entrent en apoptose (suicide cellulaire)
    Les cellules neuronales sont également affectées par le mélange des fongicides, principalement en stimulant l’expression de peroxydases (pas ou peu stimulés par les fongicides seuls), des enzymes de neutralisation des radicaux oxygène (pas affectés par les fongicides seuls sauf le cyprodinil) et une très forte mobilisation des gènes signalant l’entrée en apoptose (peu affectés par les fongicides seuls sauf le cyprodinil)
    Rappelons que le stress oxydant joue un rôle important dans la maladie d’Alzheimer, qui se caractérise aussi, comme la maladie de Parkinson, par une atrophie corticale, deux des effets observés massivement avec ces mélanges de fongicides. Les responsables de l’étude confirment que les résultats sont préoccupants.
    « Ce travail montre que certains pesticides, isolément ou en combinaisons, peuvent induire du stress et des modifications du devenir des cellules humaines. Ils peuvent aussi interférer avec des processus cellulaires basiques comme celui de la production d’énergie. Ces effets ont été mis en évidence à des concentrations proches de celles trouvées dans nos aliments. Ce travail suggère que nous devrions faire davantage d’efforts pour restreindre l’utilisation des pesticides dans les cultures destinées à l’alimentation,..» Déclare le Professeur Michael Coleman, responsable de l’étude.
    « Les résultats de cette étude sur une combinaison de trois résidus de pesticides que nous avions trouvés sur une même grappe de raisin en 2008, montrent que l’évaluation du risque ne rend pas compte d’éventuels effets de synergie entre pesticides, ce qui peut conduire à une sous-estimation grave du risque pour l’homme et l’environnement. Nous demandons à l’ANSES et à l’EFSA de mener d’urgence les recherches qui s’imposent dans ce domaine et, dans l’attente de résultats exhaustifs, d’abaisser significativement les limites maximales en résidus tolérées dans les aliments, dans un soucis élémentaire de précaution. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. Les méthodes à cette fin sont à disposition, affirme Claude Reiss, président d’Antidote Europe.
    *) PLoS ONE (Public Library of Science) est une revue internationale de haut niveau dont les articles sont soumis à une évaluation rigoureuse par des experts.
    Contact presse : F Veillerette 06 81 64 65 58


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  •   http://www.amnesty-informations.be/p_v.php?mi=1071&nl=26&ei=mj.besson%40voila.fr

    Nouvelle action Site isavelives.be
       

    L'héritage toxique de Dow Chemical ternit encore Londres 2012

    Alors que Londres se prépare à accueillir les Jeux olympiques, Amnesty International examine ses liens avec l'une des plus grandes catastrophes industrielles de l'histoire.

    En plein cœur de l'est londonien, au milieu d'un mélange incongru de tours en verre étincelantes et de bâtiments industriels, se dresse le stade olympique. C'est un cercle blanc parfait, si grand qu'il ressort nettement sur Google Earth. Cette arène de 80 000 places, considérée comme le joyau du village olympique de Londres, est entourée d'une bannière en tissu coûtant 7 millions de livres sterling fournie par l'un des premiers fabricants mondiaux de produits chimiques, Dow Chemical.

    Il y a près de 30 ans, en décembre 1984, la ville indienne de Bhopal a été le théâtre de l'une des plus grandes catastrophes industrielles de l'histoire, provoquée par une fuite de gaz toxique à l'usine de pesticides Union Carbide. Entre 7 000 et 10 000 hommes, femmes et enfants ont trouvé la mort immédiatement après cette fuite, environ 15 000 autres décès sont survenus dans les années qui ont suivi, et plus de 100 000 personnes continueraient de souffrir de graves problèmes de santé liés à la catastrophe.

    Depuis 2001, Dow possède la totalité des parts d'Union Carbide Corporation (UCC), société dont la filiale indienne possédait et exploitait l'usine responsable de la catastrophe de Bhopal en 1984. Union Carbide a quitté Bhopal sans décontaminer le site, sans révéler la nature exacte du gaz échappé de son usine et sans indemniser les victimes de manière satisfaisante. Malgré cela, UCC et sa maison-mère, Dow, nient toute responsabilité dans la tragédie qui se poursuit à Bhopal. [Plus d'information...]

     

     
    Agissez maintenant
     
     

    Très important : merci de transférer cet appel par email à un maximum de personnes susceptibles d'être intéressées.

     

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  • Le projet Sen Huile-Sen Éthanol une nouvelle opportunité de développement pour le walo
    Publié: 13 aout 2012
    Publié dans: Sénégal
     
       
    A terme, le projet devrait produire 550 tonnes de graines de tournesol, 19500 tonnes de patate douce et 3120 m3 de bioéthanol par jour, les tiges et les fleurs pourront servir à la production de bioénergie et au fourrage pour le bétail.
    Leral.net | le 13 Août 2012

    Le projet sen huile-sen éthanol une nouvelle opportunité de développement pour le walo

    Le président de la République, Macky Sall, vient de signer le décret accordant 10 000 hectares de terres à la Société Sen Huile - Sen Ethanol dans la communauté rurale de Gnith, dans le département de Dagana pour l’installation d’un des plus grands projets agro-industriels de l’Afrique de l’Ouest.

    Pour un investissement envisagé de 137 milliards de FCFA le projet dénommé Sen Ethanol et Sen Huile compte produire notamment de l’’éthanol, de l’’huile de soja et de la patate douce. Le projet qui va créer 5 000 emplois, selon ses promoteurs, était prévu dans la communauté rurale de Fanaye du Sénégal, mais avait dû être suspendu devant l’opposition des populations locales foutanké.

    Le projet comptant aussi produire du biocarburant, intègre l’installation d’une centrale électrique à bagasse de 40 Mw dans la plantation de tournesol et d’une autre de 400 Mw dans la plantation de patate douce. Les promoteurs ont aussi envisagé de produire du gaz à partir de la culture d’algues.

    A terme, le projet devrait produire 550 tonnes de graines de tournesol, 19500 tonnes de patate douce et 3120 m3 de bioéthanol par jour, les tiges et les fleurs pourront servir à la production de bioénergie et au fourrage pour le bétail.

    L’adhésion massive des populations de Gnith à ce projet n’est pas fortuite, car en plus de ses terres fertiles et des ses eaux limoneuses, le Walo présente d’autres avantages attractifs et comparatifs comme l’esprit d’ouverture, et d’accueil de ses habitants à tout projet d’investissement dans leur terroir.

    Depuis le traité de Ndiao du 8 mai 1819, de Schmaltz à Jacques Mimran, sur une période deux siècles les populations du Walo ont accueilli à bras ouverts tous ceux qui ont investi leur capital, leurs connaissances pour valoriser leur terres.

    C’est à Richard-Toll ou fut implantée la première station expérimentale agricole de l’Afrique noire. Le coton, l’arachide, le sésame, l’indigo, furent introduites, essayées et disséminés dans toute l’Afrique grâce au jardin d’essai de Richard-Toll.

    Depuis l’époque du champ de l’ingénieur colonial français Claude Richard , en passant par la MAS, la SDRS et la CSS, plusieurs générations de travailleurs walo walo ont pu capitaliser des connaissances, des savoir faire multiformes de tout ce qui touche le secteur agroindustriel .
    Au niveau de certaines spéculations comme la tomate, le riz, la patate douce et la canne à sucre, les rendements à l’hectare qui se font au Walo frisent les records mondiaux. Ainsi le projet pourra trouver dans le Walo toute une expertise locale comprenant tous les métiers agroindustriels pour le démarrage optimum de ses activités.

    L’installation de projet devrait pousser l’état sénégalais à initier un plan local d’aménagement pour toute la zone ouest du lac de Guiers et même un nouveau découpage territorial ramenant au Walo les communautés rurales de Keur Momar Sarr et de Syer

    Notons que ce plan devra aussi permettre le désenclavement de la communauté rurale de Gnith qui borde le versant ouest du Lac de Guiers avec le bitumage de la bretelle longue de 35 Km (Ngnith,/colonat Richard Toll). Cette nouvelle route reliera cette partie du Walo à Louga par Keur Momar Sarr et permettra d’écouler toute la production agricole du departement de Dagana vers Dakar en débouchant sur le Louga sans passer par la ville de Saint- Louis, ce qui donnera un raccourci d’environ de 100 Km.

    Cette bretelle bitumée reliera la route internationale transsaharienne venant du Sud de l’Espagne aux rives du fleuve Sénégal en passant par le Maroc et la Mauritanie et débouchant à Rosso Sénégal à la route nationale 2 à louga

    Certes si les 37 chefs de village de la zone ont eu au nom des populations décidé d’accompagner le chef de l’Etat sur ce projet qui va générer des milliers d’emplois, il faudra aussi convoquer un CDD de Dagana élargi à toutes les forces vives du Walo afin d’approfondir la réflexion sur tous les impacts possibles en termes environnementaux et socio économiques entre autres.

    Le projet Sen Ethanol – Sen Huile prévoit un volet social au profit des populations. Ce sera un programme social d’une enveloppe de 800 millions FCfa par an qui est sera mise à la disposition des communautés rurales de Ngnith, Diama et de Ronkh afin de prendre en charge leurs besoins en éducation et en santé.

    Pour ce qui concerne la santé, c’est auprès des populations de la communauté rurale de Ngnith que l’on trouve l’un des taux les plus élevés de prévalence de la bilharziose intestinale au monde.

    Le problème de la schistosomiase est souvent lié aux modifications de l’environnement, et la création de complexes agro industriels comme le projet dénommé Sen Ethanol et Sen Huile pourrait conduire à une aggravation du problème de cette endémie. Il est donc nécessaire d'attirer l'attention des initiateurs du projet, en paiement de leur responsabilité industrielle et en application sur les conséquences sanitaires de leurs politiques de prendre des activités, des mesures de luttes anti vectorielles (surveillance malacologique et nettoyage des sites de transmission) ce qui diminuera fortement la prévalence de la bilharziose.

    Afin de renforcer l’offre de soins du département de Dagana, un projet de construction d’un l’hôpital de Richard –Toll est actuellement initié à travers un partenariat public privé avec tous les grandes sociétés agro-industrielles déjà installées au Walo, le projet Sen Ethanol – Sen Huile pourrait le rejoindre et y participer.

    Ce partenariat public privé dans lequel participerait le projet pourrait être mis à profit afin de promouvoir aussi la construction d’une université des métiers liés à l’agro-industrie.

    Cette zone du Sénégal frontalière avec la Mauritanie, étant sous la menace potentielle d’activistes salafistes devra voir sa sécurité renforcée par la construction de camp militaire ou de gendarmerie. Les seuls camps militaires de la vallée se trouvent à équidistance de 100 km du Walo dans les villes de Ndioum et à Saint-Louis

    Nder la capitale historique du Walo se trouvant dans la communauté rurale de Gnith le projet projet Sen Ethanol – Sen Huile à travers un mécénat pourra aussi réhabiliter ce site historique et en faire une destination touristique.

    Mais l’état avec les collectivités locales du département de Dagana devra organiser un atelier de réflexion sur le bilan des plusieurs décennies d’exploitation agroindustrielle au Walo et les leçons apprises permettront une approche qui pourra minorer tous les éventuels impacts négatifs du projet.

    Nous espérons que la réussite du projet dénommé Sen Ethanol et Sen Huile dans le delta incitera nos parents foutanké de la moyenne vallée d’être plus accueillant vis-à-vis d’éventuels investisseurs afin les immenses potentiels agricoles puissent être mis en valeur pour le bénéfice de toute la nation sénégalaise.

    Amadou Bakhaw DIAW Président du W.E.E.S Walo
    Education Environnement Santé diaogo.nilsen@gmail.com
    Tew Mou Tew News
     
       
    Source: Leral.net

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    Les producteurs boliviens bientôt victimes du succès du quinoa ?

    Publié le 27-07-2012

     

    Le quinoa est la nouvelle « plante miracle » de la FAO pour résoudre la faim dans le monde. Son succès s'étend désormais dans les pays du Nord, ce qui n'arrange pas les problèmes environnementaux posés par cette monoculture.

    La FAO a proclamé 2013 « année internationale du quinoa ». L’organisation des Nations Unies ne tarit pas d’éloges sur cette « céréale de l’avenir », qui doit apporter « une contribution fondamentale dans la lutte de la communauté internationale contre la pauvreté et la faim ». Cet engouement s’explique par la richesse en protéines et en oligo-éléments d’une plante robuste, capable de pousser sur les hauts plateaux andins. Le Président bolivien Evo Morales vient d’ailleurs d’être nommé ambassadeur international de cet aliment. A tout seigneur tout honneur, puisque la Bolivie couvre plus de 70% des exportations mondiales du quinoa.

    Les organisations paysannes négocient les prix

    Le marché du quinoa explose depuis les années 1980 et la Bolivie en est le principal bénéficiaire. Entre 2002 et 2007, le pays a encore multiplié ses exportations par cinq. Les deux-tiers de la production partent ainsi à l’exportation, en grande partie pour satisfaire la demande occidentale. La moitié va aux Etats-Unis et un tiers vers l’Europe. Le positionnement bolivien vers l’exportation ne date pourtant pas de l’intérêt des pays occidentaux pour cette graine. Dès les années 1970, la Bolivie exporte vers le Perou qui absorbe encore aujourd’hui une partie importante de la production bolivienne. « Mais il est très difficile d’avoir des chiffres, la production partant au Pérou principalement en contrebande », estime Thierry Winkel, chercheur à l’IRD.

    L’appétit du Pérou, premier producteur mondial de quinoa, pour cette plante traditionnelle s’explique par la constance de la politique péruvienne en faveur des produits andins. Les qualités du quinoa du sud de l’altiplano bolivien, à gros grains très productifs, suscitent aussi l’intérêt pour cette variété parmi les nombreux quinoas cultivés dans les Andes. Diététique, bio et équitable, cette pseudo-céréale séduit aujourd’hui les consommateurs au Nord. Car le quinoa est bien un produit biologique, dans la mesure où les paysans andins n’utilisent pas de produits chimiques. Avec ou sans certification, le quinoa est aussi relativement équitable, explique Thierry Winkel. Fortes de leur quasi-monopole sur les marchés internationaux, les organisations paysannes boliviennes négocient leurs prix, qui peuvent ainsi doubler d’une année à l’autre selon la qualité des récoltes. Entre 2007 et 2008, le prix aux producteurs est par exemple passé de 890 à 2100 euros la tonne.

    Cultiver du quinoa ailleurs que dans les Andes

    Pour le chercheur, la population de la zone de production a indéniablement connu une importante amélioration de son niveau de vie. « La région a également profité d’un regain d’intérêt de la part des pouvoirs publics et des organismes internationaux ». Le revers de la médaille est la pression supplémentaire exercée sur le milieu. Les surfaces cultivées ont plus que quadruplé en 20 ans. L’extension des cultures dans les zones de plaines, plus exposées au gel, occasionne régulièrement des pertes importantes de récoltes. La monoculture de quinoa a par ailleurs favorisé le développement de parasites et a marginalisé l’élevage, pourtant nécessaire à la production d’engrais. L’augmentation des zones cultivées a également exacerbé les conflits fonciers sur les terres collectives.

    Quelles vont être les conséquences du regain d’intérêt des marchés internationaux ? Evo Morales a déclaré le doublement de la surface nationale de quinoa en 2013. Dans un premier temps, les producteurs boliviens vont donc continuer de voir la demande augmenter. A terme, le succès de leur plante pourrait cependant les disqualifier. En effet, depuis 20 ans la recherche agronomique s’intéresse à cette culture et cherche à l’adapter à d’autres milieux. Sa capacité à pousser sur des sols pauvres et sa résistance à la sècheresse en font une alliée toute trouvée pour l’adaptation au changement climatique. Mais cette plante s’accommode assez mal à nos latitudes. Les plantations pilotes conduites ces dernières années dans le Val de Loire souffrent de l’excès d’humidité et des variations de durée d’ensoleillement journalier inexistantes sous les tropiques.

    Les cultivateurs andins préfèrent leurs semences à celles des sélectionneurs

    En attendant de trouver la clé, les sélectionneurs occidentaux puisent dans les ressources génétiques des quinoas andins. En parallèle, ils travaillent à des améliorations variétales sur l’altiplano, sans que les producteurs locaux soient très concernés par leurs recherches. Une recherche universitaire conclut en effet que la sélection s’oriente en priorité vers la satisfaction des demandes du marché international et non vers des réponses aux problèmes des producteurs. Ces derniers sont d’ailleurs peu intéressés par les semences certifiées. « La très grande majorité des semences utilisées pour la production de quinoa proviennent d’un processus complexe de sélection, stockage, échange et même vente des semences issues de la récolte des agriculteurs », conclut l’étude. Au final, « qui profitera des 5000 ans de sélection de quinoa dans les Andes ? », s’interroge Thierry Winkel.

    Magali Reinert
    © 2012 Novethic - Tous droits réservés

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  • 4,49 € pris Kindle

    & envoi gratuit via réseau sans fil par Amazon Whispernet
      Ce prix a été fixé par l'éditeur.

       Angela Merkel et Nicolas Sarkozy l’ont voulu : un nouveau traité européen, le Pacte budgétaire, va inscrire la règle d’or du zéro déficit dans les lois suprêmes des Etats européens. Ou comment s’acharner dans une politique non seulement qui ne marche pas mais ne laisse d’affaiblir l’Europe.

       Comment en effet relancer nos pays si on les prive à coups de mesures d’austérité, des ressources vitales pour se redresser ? C’est une décision non seulement antisociale mais surtout anti-économique.

      S’il est élu, François Hollande s’est engagé à le renégocier. Mais le pourra-t-il vraiment ? Et le souhaite-t-il réellement ?

       Dans quel sens progressiste ce traité pourrait-il être amendé ?

      Le dernier opus des Economistes Atterrés propose un décapant et pénétrant décryptage de ce texte qui, s’il est adopté, conduira nos pays à leur ruine.  


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    En Argentine, fronde contre un mégaprojet minier polluant

    Tribune des droits humains"     Jérôme Le Boursicot
     

    Manifestation contre l’exploitation minière, Andalgala, juillet 2012 (Jérôme Le Boursicot)

    (D’Andalgala) A Cerro Negro, la mobilisation bat son plein contre la compagnie minière La Alumbrera, détenue à 50% par la société suisse Xstrata. Depuis le 9 juillet, des activistes de toute l’Argentine bloquent les camions de ce consortium minier canado-suisse et coupent ainsi l’approvisionnement de Bajo La Alumbrera, l’une des plus grandes mines à ciel ouvert d’Amérique latine.

    Ils luttent « pour l’autodétermination des peuples et la préservation de l’environnement ». Nombre d’habitants d’Andalgala sont dans le lot.

    Depuis quinze ans, la petite ville montagnarde – 15 000 âmes – de la province de Catamarca, au nord-ouest du pays, rejette la mine d’or et de cuivre Bajo La Alumbrera. Mais un autre projet minier, porté lui aussi par Xstrata, cristallise désormais les mécontentements.

    C’est Agua Rica, encore en phase exploratoire. Trois fois plus grande que Bajo La Alumbrera, la nouvelle mine consommera et polluera d’autant plus les ressources en eau de la localité, selon ses détracteurs.

    Pressions et menaces des autorités

    « Dehors Agua Rica », « Non à la mine, oui à l’eau »... Sur les pancartes, les slogans sont sans équivoque en ce 354e anniversaire d’Andalgala.

    Les militants de l’assemblée El Algarrobo défilent sous les applaudissements des habitants, répondant à l’appel du maire au micro. Patricia Figueroa, une activiste, s’indigne :

    « Avec Agua Rica, ils pomperont directement dans des sources qui alimentent la ville. »

    L’agriculture, activité essentielle dans la région et grande consommatrice d’eau, est menacée, ajoute-elle.


    La mère de Luis Enrique évoque la répression du 15 février 2010 : « C’était terrible, les femmes pleuraient toute » (Jérôme Le Boursicot)

    Dans les rues d’Andalgala, les badauds se joignent au cortège. Depuis la violente répression de la police provinciale le 15 février 2010, la majorité de la population soutient le mouvement.

    Luis Enrique, sous les drapeaux multicolores, décrit des scènes de guerre civile :

    « Les femmes pleuraient sur la place centrale, une nuit d’horreur. Les forces anti-émeute ont épuisé leurs balles en caoutchouc. »

    Résultat : des centaines de blessés et une quarantaine d’arrestations.

    La Alumbrera nie toute pollution et se targue de respecter les standards internationaux les plus exigeants en matière de gestion de l’eau.

    Selon l’assemblée El Algarrobo, toutefois, le consortium aurait acheté les universitaires réalisant les contrôles. La province, qui y participe également, dépend de la manne minière, ajoutent les militants.

    La fondation Service Paix et Justice du prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel évoque notamment plusieurs études pointant diverses pollutions générées par l’exploitation du gisement. Les habitants d’Andalgala redoutent les maladies. Et subissent, avec les élus municipaux, pressions et menaces des autorités de la région, toutes dans les poches de La Alumbrera, selon l’ONG Les Amis de la Terre.

    La Présidente défend la mine

    « Derrière chaque délit environnemental, il y a un fonctionnaire corrompu », renchérit Gustavo Antonio Gomez. Le procureur fédéral de la province de Tucuman a, le 28 mars 2012, déposé plainte auprès de la Cour interaméricaine des droits de l’homme contre l’Etat argentin.

    Il dénonce « l’impunité » dont jouit La Alumbrera, qui ne respecte pas toutes les lois environnementales. L’industrie minière bénéficie d’un allié de poids : la présidente argentine Cristina Kirchner soutient sans concession le développement du secteur.

    Autre grief contre la joint-venture, pointé par des ONG : grâce à une législation favorable, les bénéfices record dégagés ne profitent guère à la population locale, minée par le chômage. Patricia résume :

    « Nous vivons près de richesses incroyables mais restons pauvres comme des rats. »

    Ville divisée

    L’entreprise rétorque que plus de la moitié des 2 200 personnes travaillant sur le site existant sont originaires de Catamarca. Et de souligner sur son site web qu’elle finance la construction d’écoles et d’hôpitaux dans la province.

    « On est loin des 6 000 emplois ou des 5 000 logements annoncés au départ », s’irritent les manifestants.

    Les mines à ciel ouvert divisent la localité, regrette le maire. La centaine d’employés de La Alumbrera à Andalgala touche des salaires qui font des envieux. « Nous avons des familles à nourrir », se justifie Emanuel Rios, ingénieur chez Xstrata, au volant d’une camionnette flambant neuve.

    De leur côté, les opposants aux mines de Xstrata ne lâchent rien. Le rassemblement de Cerro Negro vise même à étendre le mouvement de contestation contre « les méga-projets miniers, qui pillent les richesses nationales au détriment de l’environnement ».

    En attendant, lors des repas de mariage, à Andalgala, il y aura maintenant toujours deux tables. Celle des « anti », et celle des « pro-mine ».


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  •   Evasion fiscale : ça se corse pour UBS France

    Lundi 16 Juillet 2012  (Marianne2)

    Les perquisitions, gardes à vue, et mise en examen se multiplient dans l'affaire UBS France. La filiale française de la première banque mondiale de gestion de patrimoine est soupçonnée d'aider de gros clients à échapper au fisc français en plaçant leur argent en Suisse. La semaine dernière, c'est un ancien cadre dirigeant de la succursale lilloise d'UBS qui a été placé en garde à vue avant d'être présenté devant le juge d'instruction, jeudi. La machine judiciaire est en marche.

     

    (AP Photo/Sang Tan)
    (AP Photo/Sang Tan)
    L’étau se resserre autour d’UBS France. Les mises en examen, gardes à vue et perquisitions s’enchaînent dans le cadre de l’enquête conduite par le juge d’instruction Guillaume Daïeff, à Paris, sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale par UBS France, filiale de la banque Suisse, créée en 1998. L’enquête concerne une double comptabilité présumée au sein de la banque. Elle aurait permis de masquer d'importants mouvements de fonds entre la Suisse et la France, autrement dit, une vaste opération d’évasion fiscale.

    D'après nos informations, un ancien cadre dirigeant de la succursale lilloise d’UBS France, Hervé d'Halluin, a été placé en garde à vue en début de semaine dernière avant son déferrement devant le juge d'instruction, jeudi 12 juillet. Deux jours plus tôt, les locaux d’UBS à Bordeaux ont été perquisitionnés par les enquêteurs du service national de douane judiciaire (SNDJ). Fin juin, se sont les antennes de Lyon et Strasbourg qui étaient la cible des enquêteurs. A Strasbourg, la perquisition a abouti à la mise en examen d’un «cadre de la filiale française», pour complicité de «démarchage illicite». Marianne2 est en mesure d'affirmer que le cadre en question n'est autre que l'actuel directeur régional de l'antenne strasbourgeoise, Laurent Lorentz. Il est soupçonné d'avoir participé au «carnet du lait», nom donné au système destiné à reccueillir les opérations d'ouvertures de comptes non déclarées ainsi que les fonds collectés clandestinement par des commerciaux d'UBS en France.
     

    «Le calendrier est sans équivoque»

    Dans la foulée de ces événements, un communiqué, dont Marianne2 s'est procuré une copie, a été envoyé par la direction d'UBS France à «tous les collaborateurs». Il revient sur le fait «que certains collaborateurs de [leur] bureaux de Strasbourg et de Lyon ont été récemment auditionnés», précisant que ces «auditions constituent une étape classique dans ce type de procédure (insctruction judiciaire NDLR).» Ceci dit, consciente «de l'inquiétude que ces étapes judiciaires peuvent engendrer», la direction précise que la banque a mis à la disposition des salariés, une «assistance juridique et psychologique».
    Ces diverses rebondissements judiciaires laissent penser que le juge Daïeff dispose aujourd'hui d’un certain nombre d’éléments indiquant qu’UBS France a pu pratiquer une discrète et illégale manipulation de fonds en direction de la Suisse. Elle représenterait 20% des flux illégaux, selon Antoine Peillon, journaliste à La Croix et auteur d’un livre-enquête sur le sujet, intitulé Ces 600 milliard qui manquent à la France (éditions du Seuil). Le journaliste estime que l'évasion fiscale en France concernerait 150 000 citoyens pour un total d'environ 590 milliards d'euros. «Le juge est entré dans la deuxième phase de son enquête avec plusieurs perquisitions et auditions car il détient désormais suffisamment d’éléments pour penser que c'est le bon moment», souligne-t-il.
    >> Lire notre entretien avec Antoine Peillon: L'évasion fiscale, une cagnotte de 590 milliards ! Cette «deuxième phase» attendue par ceux qui suivent le dossier aurait été rendue possible, toujours selon Antoine Peillon, par le changement de gouvernement. «Le Parquet de Paris a retenu le dossier jusqu’à ce que tous les indicateurs indiquent que l’alternance était inéluctable. Ce n’est qu’à partir de là que le procureur à nommé Daïeff. Il voulait se refaire une virginité, en quelque sorte.» Une enquête préliminaire a été ouverte en mars 2011par le parquet de Paris après la transmission par l'autorité de contrôle prudentiel (ACP) d’une note sur les pratiques d’UBS France. Il aura fallu attendre avril 2012 pour qu'une information judicaire soit ouverte et que le juge récupère le dossier. «Le calendrier est sans équivoque», ajoute Peillon.

    Les prud’hommes enfoncent UBS

    Quoi qu’il en soit, les soupçons qui pèsent sur la filiale française d'UBS sont de plus en plus nombreux. Le 19 juin, un autre élément est venu les renforcer. Il s’agit d’un jugement des prud’hommes de Paris portant sur le licenciement pour faute grave d’un contrôleur interne d’UBS France, en novembre 2009. Ce cadre eu la responsabilité d'entreprendre un audit interne de contrôle de gestion de la filiale, en 2007. Au cours de son audit, il pointe une anomalie dans les commissions versées à des commerciaux français et fait mention d'un système de compensation trouble. Suite à cela, la direction affirme que ces «accusations (…) s’inscriv[ai]ent dans le cadre d’une stratégie visant à faire pression sur la banque pour obtenir la satisfaction de [ses] revendications.» Camouflet pour UBS: «L’ensemble des éléments qui précèdent suffit à considérer que la SA UBS France ne démontre pas que les accusations réitérées dans divers écrits par M. [X] à l’égard de son employeur d’avoir organisé «un système d’aide à l’évasion fiscale et à la fraude fiscale internationale » seraient infondées», peut-on lire dans le jugement prud'homal. La filiale française d’UBS, première banque mondiale de gestion de patrimoine, risque gros. D’autres perquisitions pourraient encore être menées dans les jours ou semaines à venir. A terme, UBS, en tant que personne morale pourrait être mise en examen. Dans le cas où la fraude serait avérée, la Banque de France pourrait aller jusqu’à suspendre sa licence. En d’autres termes, «il n’est pas inenvisageable, selon Antoine Peillon, qu’UBS soit obligée de fermer sa filiale française».

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  •  Cevital, 1ère entreprise privée algérienne, choisit la Côte d’Ivoire pour sa 1ère implantation à l’étranger

    Published: 11 Jun 2012
       
        20 Minutes | 11.06.2012
     
    Cevital, leader privé algérien, spécialisé en agroalimentaire, considère l’Afrique de l’Ouest comme une zone économique émergente au fort potentiel de croissance et décide d’y inaugurer sa stratégie d’internationalisation.

    Fondé par M. Issaâd Rebrab en 1998, le groupe privé Cevital a réalisé un chiffre d’affaires de 2,25 milliards de dollars en 2011 (agroalimentaire, automobile, construction et grande distribution).  1ère entreprise agroalimentaire et 3ème tous secteurs confondus d’Algérie, Cevital  regroupe un ensemble d’unités industrielles et de services. Basée sur le port de Bejaia (200 km à l’Est d’Alger), Cevital exploite l'une des plus grandes raffineries de sucre au monde où elle traite de la mélasse importée du Brésil, ainsi qu’une huilerie. Franchisé de Starbucks sur l’Algérie, le groupe envisage de créer 30 cafeterias en ans.

    Le groupe emploie 12.500 salariés dans 17 filiales. Son ambition est de participer à la création de richesses et d’emplois en Algérie, poursuivre la croissance et faire passer le pays du stade d’importateur à celui d’exportateur pour l’ensemble de ses produits.

    Avec une centrale de vente située en Suisse, Cevital exporte ensuite en Europe, au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique de l’Ouest. Afin de se développer sur le marché européen, CEVITAL s’appuie sur la certification halal délivrée par la Chambre  de commerce et des entreprises de Bruxelles (BECI) pour la margarine, mais aussi pour le sucre !

    Dans une déclaration à la presse le 5 juin après sa rencontre à Abidjan avec le Premier Ministre ivoirien Jeannot Ahoussou-Kouadio, M. Isaad Rebrab a déclaré « Nous avons décidé d'aller à l'international, notamment en Afrique, car nous sommes persuadés que la plus forte croissance au cours des dix prochaines années sera en Afrique ». Il a ajouté par la suite avoir «choisi le Côte d’Ivoire pour en faire notre plate-forme logistique en Afrique de l’Ouest en utilisant le port  de San Pedro», a-t-il estimé. Et d’ajouter : «Jusqu’ici, nous avons toujours réinvesti nos revenus en Algérie, mais nous sommes prêts à cultiver le riz, le sucre et le maïs en Côte d’Ivoire.»

    Le Président de Cevital envisage d’investir 1 milliard de dollars de dollars en Côte d’Ivoire dans les cinq prochaines années et négocie avec le Premier Ministre ivoirien la concession de 300.000 hectares afin d’investir dans la culture du riz et du cacao. Pour commencer, il envisage d’investir 30 à 40 millions de dollars pour la culture du riz, avant d’injecter 200 millions de dollars dans d’autres créneaux d’investissement, notamment dans la construction d’une usine de cacao.
     
    Source: 20Minutes

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