
2011 336 p. 25,50 €
" La question du mal-logement s'est imposée au centre du débat public depuis plusieurs années, mais le phénomène reste mal cerné, tant quantitativement que, surtout, qualitativement. L'insalubrité, rappelle en effet d'emblée l'auteure, est une notion bien relative. Dans cet ouvrage tiré de sa thèse de sociologie, elle tente ainsi, à partir du cas parisien, d'apporter quelques repères concernant cet espace du logement dégradé. S'y retrouvent ainsi des ménages en marge à la fois du marché privé et de l'habitat social, mais ces populations sont pour autant loin d'être homogènes, tant du point de vue de leurs ressources - au sens large du terme - que de leur attitude face à cette situation. Certains " jouent le jeu " des institutions qui organisent la " course au logement social ", tandis que d'autres en dénoncent des critères qu'ils jugent injustes.
L'auteure retrace les multiples logiques qui conduisent à cette situation, non sans émailler son analyse de descriptions crues. Et de rappeler que, loin d'être une simple " boîte à habiter ", le logement est un support central de statut et de relations sociales. Si la partie quantitative n'est pas sans poser question, les analyses qu'elle propose n'en sont pas moins éclairantes."